
Diagnostic d’un mélia à La Garde : sondage au maillet et mesure au Resi PD400
Pour savoir ce qu’il reste de bois sain dans un tronc, on commence par l’écouter, puis on le mesure. Voici comment s’est déroulé le contrôle de ce mélia.
L’essentiel
- Objectif : contrôler la paroi résiduelle de bois sain du tronc d’un mélia, à La Garde.
- Premier temps : un sondage au maillet pour repérer les zones suspectes.
- Second temps : une mesure au Resi PD400, qui enregistre la résistance du bois sur une ligne de perçage.
- Les deux outils se complètent : l’un localise, l’autre chiffre.
L’arbre
Le mélia, ou lilas des Indes, un arbre courant dans les jardins du Var
Le mélia (Melia azedarach), aussi appelé lilas des Indes, est originaire d’Asie et d’Australie. Il est cultivé en Europe depuis le XVIᵉ siècle et a été largement planté autour de la Méditerranée, où on le croise dans les jardins et sur les places.
Ses branches sont réputées assez cassantes par fort vent. Ses fruits sont toxiques pour l’homme. Quand un mélia a grandi près d’une maison ou d’un lieu de passage, savoir dans quel état est son tronc a donc tout son sens.
Source : Trees and Shrubs Online.
Premier temps
Le sondage au maillet : repérer les zones suspectes
On frappe le tronc à intervalles réguliers avec un maillet et on écoute. Un bois sain et plein renvoie un son net. Une zone dégradée ou creuse sous l’écorce donne un son plus sourd.
Le maillet ne mesure rien, mais il oriente. Il dit où regarder de plus près, et donc où placer les mesures suivantes.
Second temps
La mesure au Resi PD400 : chiffrer le bois sain
Le Resi PD400 est un résistographe. Il fait pénétrer une aiguille très fine dans le tronc et enregistre en continu la résistance qu’elle rencontre. Le résultat est une courbe : là où le bois est sain, la résistance est forte ; là où il est dégradé ou vide, elle chute.
En lisant la courbe, on sait à quelle profondeur commence le défaut, et donc l’épaisseur de bois sain qui l’entoure sur cette ligne. C’est cette paroi résiduelle qui assure la tenue mécanique de l’arbre.
La méthode
Maillet, résistographe, observation : ce que mesure chaque outil de diagnostic
| Méthode | Ce qu’elle apporte | Ce qu’elle ne dit pas |
|---|---|---|
| Observation de l’arbre (VTA) | Forme, défauts visibles, champignons, fissures, état de la couronne | L’état du bois à l’intérieur |
| Sondage au maillet | Localise les zones suspectes sous l’écorce | L’épaisseur exacte de bois sain |
| Resi PD400 | Mesure le bois sain et le bois dégradé sur la ligne de perçage | Ce qui se passe hors de cette ligne : d’où plusieurs mesures |
Le diagnostic complet, avec la tarière de Pressler et le rapport remis après la visite, est présenté sur notre page diagnostic arboricole dans le Var.
Questions fréquentes
Questions sur le sondage et le résistographe
Le résistographe abîme-t-il l’arbre ?
Il perce le bois avec une aiguille très fine, sur une ligne précise. La blessure est sans commune mesure avec une plaie de taille. On limite le nombre de mesures en les plaçant là où le maillet et l’observation montrent un doute.
Pourquoi sonder un arbre au maillet ?
Parce qu’un bois creux ou dégradé ne sonne pas comme un bois sain. Le maillet permet de repérer rapidement les zones suspectes du tronc, avant de les mesurer.
Le mélia est-il un arbre fragile ?
Ses branches sont réputées assez cassantes par fort vent. Ce n’est pas une raison de l’abattre, mais c’est une raison de le surveiller, surtout s’il domine une terrasse, une allée ou une toiture.
Que se passe-t-il après les mesures ?
On vous explique ce que montrent les mesures et ce qu’il faut faire : conserver l’arbre, l’alléger, le surveiller, ou plus rarement l’abattre. Le diagnostic sert à choisir l’intervention juste.

Votre arbre
On vient l’écouter et le mesurer si besoin, puis on vous dit clairement ce qu’il en est.
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